Poutine-Rice, après Poutine-Sarkozy

Par Bernard M.
Publié le 12 octobre 2007 à 14:36

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, en visite à Moscou, connaît désormais la volonté du Président russe d'engager un possible bras de fer sur le traité concernant les politiques de défense de leurs nations respectives.

Vladimir Poutine a en effet averti la délégation américaine que son pays juge difficile de rester présent dans un traité sur l'élimination des missiles à moyenne et courte portée à moins qu'il ne soit élargi à d'autres pays.

Lors de ses entretiens avec Condoleezza Rice et Robert Gates, il a clairement précisé "Nous devons porter ces choses à un point pour que cet accord russo-américain ait une nature globale... si nous ne pouvons pas le faire, il sera difficile pour nous de rester dans cet accord"



Le traité concerné entre Russie et Etats-Unis date de 1987 et porte sur l'élimination des missiles à moyenne et courte portée.



M Poutine a fait un pas de plus vers ce qui peut sembler un retour à une ambiance tendue de guerre froide en précisant qu'il ne souhaitait pas voir les Etats-Unis se dépêcher d'appliquer un plan de déploiement de missiles anti-missiles en Europe de l'Est.



Les pourparlers ont essentiellement porté sur le système de défense antimissiles américain, le Traité des forces armées conventionnelles en Europe et les moyens de réduire davantage les armements offensifs après l'expiration du précédent Traité sur la réduction des armements stratégiques.



Après la visite de Nicolas Sarkozy, où peu de réels progrès n'ont été faits malgré les déclarations sur une fuligineuse "convergence", il apparait clair que M Poutine tient ferme la barre de son pays et affiche une volonté de ne "rien lâcher" à qui que ce soit qui irait à l'encontre d'un retour de la Russie au rang de superpuissance.