Proche-Orient: le Quartette réuni à Jérusalem
Publié le 26 juin 2007 à 14:07
es représentants des quatre principaux acteurs internationaux au Proche-Orient se sont réunis mardi à Jérusalem pour la première fois depuis la prise du pouvoir du Hamas à Gaza, après le sommet israélo-arabe de Charm el-Cheikh qui n'a permis aucune percée significative.
Cette rencontre avait lieu au consulat des Etats-Unis à Jérusalem-ouest alors que des informations circulent sur une possible nomination du Premier ministre britannique sortant Tony Blair comme émissaire international du Quartette sur le Proche-Orient.
A la rencontre du Quartette participent Marc Otte, représentant de la Commission Européenne pour le processus de paix au Moyen-Orient, l'envoyé spécial russe pour le Proche-Orient Sergeï Iakovlev, le représentant personnel du secrétaire général de l'ONU Michael Williams et le sous-secrétaire d'Etat américain pour les affaires du Moyen-Orient David Welsh.
"Ils se réunissent régulièrement pour des consultations sur la situation dans la région", s'est borné à affirmer un porte-parole de l'Union européenne.
Par ailleurs, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov devait rencontrer en fin de journée son homologue israélienne Tzipi Livni à Tel-Aviv.
Cette activité diplomatique survient au lendemain du sommet de Charm el-Cheikh (Egypte) auquel ont participé le Premier ministre israélien Ehud Olmert, le président palestinien Mahmoud Abbas, le président égyptien Hosni Moubarak et le roi Abdallah II de Jordanie.
Cette question des prisonniers est très sensible pour les Palestiniens, dont plus de 11.000 sont actuellement détenus par Israël.
Dans les médias, le sommet de Charm el-Cheikh a été relégué dans les pages intérieures par la cassette enregistrée de Gilad Shalit, le soldat israélien enlevé en juin 2006 par des groupes palestiniens, rendue public par le Hamas.
Le Yédiot Aharonot publie ainsi un sondage, qui montre qu'une forte majorité d'Israéliens (61%) est prête à accepter la libération de "centaines de prisonniers palestiniens y compris des meurtriers" en échange de la libération de Gilad Shalit, tout en estimant que le gouvernement ne fait pas assez pour qu'il soit relâché.
Le vice-ministre de la Défense Ephraïm Sneh a de nouveau exclu mardi toute négociation directe avec le Hamas.
"Il ne faut à aucun prix négocier directement avec le Hamas (...) Plus nous exercerons des pressions sur le Hamas, plus les conditions (d'un échange de prisonniers) seront raisonnables", a-t-il souligné.