Romano Prodi démissionne
Publié le 22 février 2007 à 08:40
La politique étrangère de son gouvernement de centre gauche ayant été désavouée dans l'après-midi au Sénat, le président du Conseil italien Romano Prodi a présenté mercredi soir sa démission au chef de l'Etat, qui l'a acceptée
Prodi, au pouvoir depuis neuf mois, s'est rendu au Quirinal, le siège de la présidence, à l'issue d'une réunion de crise de son cabinet, et le président Giorgio Napolitano, arbitre suprême du jeu politique italien, a annoncé qu'il entamerait dès jeudi des consultations avec les partis politiques de la Péninsule sur l'avenir politique du pays.
Les principaux partis de la coalition de centre gauche souhaitent toutefois que Prodi soit de nouveau confirmé comme chef de gouvernement, a déclaré dans la soirée Dario Franceschini, dirigeant de la coalition de l'Olivier.
"Nous sommes prêts à renouveler notre entière confiance à Prodi", a dit Franceschini à la presse après l'annonce de sa démission.
Prodi a déclaré un peu plus tard qu'il était effectivement prêt à continuer à diriger un gouvernement, mais à la condition expresse que la majorité de centre gauche l'assure de son soutien, a indiqué son porte-parole.
"Prodi a reconnu qu'il s'agissait d'une crise grave, et qu'il n'avait pas la majorité au Sénat. Il est prêt à continuer comme président du Conseil si, et seulement si, on lui garantit l'entier soutien de tous les partis de la majorité, dès maintenant", a déclaré à Reuters le porte-parole de Prodi, Silvio Sircana.
Le gouvernement de centre gauche, en fonctions depuis le printemps dernier, a subi dans la journée un grave revers au Sénat, où il a été mis en minorité. Cent cinquante-huit sénateurs seulement ont soutenu la politique étrangère du gouvernement, en dessous des 160 voix requises pour obtenir la majorité. Les sénateurs de l'opposition ont alors aussitôt réclamé la démission du cabinet Prodi.