Jacques Chirac, depuis Colombey, met en garde ceux qui voudraient 'brader' la Vème République
Publié le 09 novembre 2006 à 14:22
Jacques Chirac a mis en garde ceux qui voudraient "brader" les institutions de la Vème République, jeudi à l'occasion du 36ème anniversaire de la mort du général de Gaulle.
La Vème République, fondée en 1958 par Charles de Gaulle, "a donné à la France ce qui lui manquait depuis des décennies : une exceptionnelle solidité institutionnelle, une remarquable capacité d'adaptation", a déclaré le chef de l'Etat à Colombey-les-deux-Eglises (Haute-Marne).
Il a ajouté que "jamais la Constitution de la Vè République ne fut un obstacle à la modernisation de la France: depuis 1958, c'est elle qui la rend possible, face aux conservatismes et face aux extrémismes".
Jacques Chirac a posé jeudi la première pierre d'un mémorial dédié à l'oeuvre et à la vie de Charles de Gaulle, mort le 9 novembre 1970.
Il était accompagné du Premier ministre Dominique de Villepin, de la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, des présidents de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré et du Sénat Christian Poncelet.
Le ministre des Anciens combattants Hamlaoui Mékachéra, l'ancien Premier ministre Pierre Messmer, le président de la Fondation Charles De Gaulle Yves Guéna, ainsi que la famille du général de Gaulle, ont assisté à la cérémonie.
"Son message moral et politique - et en cela surtout il est unique - nous offre beaucoup des clés de notre avenir", a dit Jacques Chirac.
Après avoir évoqué l'homme du 18 juin, "un héros parmi les plus grands de notre histoire", il a rendu hommage "au bâtisseur et au visionnaire".
Le chef de l'Etat a cité ainsi son exigence de "la cohésion nationale", la mise en place de la "protection collective" comme la Sécurité sociale, son rejet du communisme comme du "libéralisme économique débridé", la recherche et la politique industrielle, la dissuasion nucléaire, son "refus d'un univers dominé par la confrontation entre les blocs" et la construction européenne.