L’adaptation du régime de retraite des députés se poursuivra selon Bernard Accoyer

Par Bernard M.
Publié le 21 avril 2010 à 10:10

Le président de l'Assemblée nationale a en effet promis que les députés allaient continuer de faire des efforts pour «rapprocher» leur régime de retraite, ô combien avantageux, de celui de l'ensemble des Français.

Lors de l'émission "Dimanche+" sur Canal Plus, M. Accoyer a affirmé : «bien entendu le régime doit s'adapter. Tous les Français vont faire des efforts, les députés, comme ils l'ont déjà fait, vont en faire»… Et il est vrai que depuis le début de l'actuelle législature, en 2007, «nous avons déjà modifié le régime: aucun départ avant 60 ans, le montant moyen de la retraite n'est pas ce que l'on le prétend - il est d'un peu plus de 2.500 euros -, la durée de cotisation est passée à 41 ans et nous allons revoir (...) comment rapprocher de l'effort des Français ce qui est fait » a-t-il encore ajouté.

En 2003 les députés avaient déjà adopté un régime de retraite aligné sur celui de la fonction publique même si certaines spécificités avaient, à l’époque, été conservées. Car il existe une possibilité de double cotisation, durant quinze ans, pour « compenser » la précarité de la fonction qui, rappelons-le, est élective et non publique et donc les élus doivent assumer leurs risques comme le font les chefs d’entreprises, entrepreneurs et artisans ...



Bernard Accoyer a en outre expliqué que l'instauration de ce «fonds de solidarité vieillesse» pour les députés remontait à … 1904, époque ancienne qui cherchait à susciter des vocations car il s'agissait alors, en effet, de «démocratiser l'accès à la fonction de parlementaire» afin de ne pas pénaliser les moins nantis alors contraints de renoncer à leur activité professionnelle…

le député de Haute-Savoie a conclu qu’« aujourd'hui, le problème a changé. Mais il demeure que lorsque l'on se consacre à un mandat de parlementaire, on interrompt nécessairement sa carrière comme on interrompt de facto la constitution de sa retraite». Donc en guise d’argument, il a considéré que «tout n’était que question d'équité », une question qui divise dans l’opinion et d’ailleurs en pleine consultation sur la réforme des retraites, le ministre du Travail, Eric Woerth a récemment suggéré que les parlementaires fassent, eux aussi, «un effort»…