Rififi entre les élus PS et la CGT en PACA
Publié le 27 octobre 2010 à 10:45
La CGT a fait connaître son mal-être via un communiqué commmençant ainsi : « c’est avec courage et ténacité que les sala¬rié-e-s des Bouches du Rhône poursuivnt les mobilisations et mouvements de grève contre l’inacceptable projet de réforme des retraites du gouvernement aux ordres du Medef.
Comme des milliers d’autres salarié-e-s sur tout le territoire, ils choisissent leur mode d’action, et usent de leur droit constitu¬tionnel de grève.
Quoi de plus légitime dans une Répu¬blique ? Mais l’UMP, le parti du Président Sarkozy, ne l’entend pas ainsi, le Maire de Marseille non plus, poussés par un Medef qui, plus que d’admettre l’impopularité de cette réforme et ses conséquences notam¬ment sur l’emploi des jeunes, ne voit qu’au court terme, la perte immédiate des profits qu’ils font sur le dos des salarié-e-s.
En bons libéraux, ils sont dans leur logique. Mais que des élus socialistes, comme le président PS de Marseille Provence Mé¬tropole, demande au préfet de région de réquisitionner les personnels nécessaires au fonctionnement des deux centres de transfert des ordures ménagères, ou que le maire PS du 1er secteur de Marseille, ou encore le Président du Conseil général des Bouches du Rhône publient un communi¬qué demandant aux grévistes du port de reprendre le travail, cela laisse un goût amer de ce qu’on pourrait attendre d’élus de gauche.
Peut-être trop attachés à leurs responsabi¬lités dans des entreprises, ou trop sensibles à de supposées conséquences électorales en oublieraient-ils les enjeux de société qui se jouent actuellement avec cette réforme des retraites, la réforme des collectivités locales, ou les légitimes revendications des agents de la ville de Marseille et la Com¬munauté urbaine, ou celles des salariés du Port de Marseille ? Ne serait-ce pas eux qui voudraient privilégier leurs propres inté¬rêts « catégoriels » ?
La CGT demande à ces élus, et ceux qui se¬raient enclins de céder à ce pouvoir intran¬sigeant, de se ressaisir et de se mettre réso¬lument aux côtés de celles et ceux qui, dans l’unité syndicale, luttent pour une société plus juste, plus démocratique, qui respecte le dialogue social et le droit de grève ».