Un « coup de pompe »
dans le c…
Publié le 12 février 2007 à 15:10
Voilà ce que mérite Julien Dray, porte-parole du PS
Le porte-parole du PS, Julien Dray, a estimé que la gauche n'avait "pas de comptes à rendre à la droite, ni de leçons à recevoir", concernant le chiffrage du programme présenté dimanche par Ségolène Royal, qui sera connu "dans les semaines qui viennent".
Au cours d'un point presse M. Dray a promis : « Comme nous l'avons fait pour le projet socialiste, nous allons faire un chiffrage extrêmement précis ».
Et d’ajouter, comme seul détenteur de la vérité, unique représentant de la morale, accessoirement envoyé céleste au nom de la compétence assortie d’une probité irréprochable : « Nous n'avons pas de comptes à rendre à la droite, ni de leçons à recevoir de ces gens-là ».
Il a tenu à l’ajouter, en réponse aux critiques de l'UMP (et des autres), qui pointent le doigt sur l'absence de financement et le coût prévisible des 100 propositions de la candidate socialiste.
Le député de l'Essonne s'est en effet demandé "comment Nicolas Sarkozy finance 68 milliards de baisse des prélèvements obligatoires", le candidat UMP voulant les diminuer de quatre points sur dix ans, et "comment il finance les 50 milliards de dépenses supplémentaires qu'il a annoncés".
Bonnes questions ! En revanche, il a assuré que "tout ce qui est proposé dans le projet Royal serait financé ceci sans augmenter les prélèvements obligatoires, comme d’ailleurs la candidate s'y est déjà engagée".
Drôle de discours il est vrai, en 2007, que d’entendre ces caciques de la gauche mitterrandienne, très « gauche caviar », estimer qu'il faudrait "maîtriser la dépense publique" notamment par "la réforme de l'Etat" et "un redéploiement des crédits".
Or, parmi les "pistes" d'économies possibles, il a notamment cité la remise en cause, prévue dans le projet socialiste, de l'exonération de charges sociales pour un montant de "près de 60 milliards d'euros", en estimant que cela offre "une marge de manœuvre considérable". Plus félon encore, il n’a même pas rougi de défendre tant de choses contradictoires et impossibles jugeant que l’on entrait "dans une phase nouvelle de la campagne", car "il y a désormais des propositions concrètes et précises" mais dont le seul dénominateur commun à toutes celles-ci relève simplement de l’illusion.
Entre l’illusionniste Royal, le marchand de sable Sarkozy et troisième homme qui ne cesse de monter, les électrices et les électeurs pourraient bien, une fois encore, au motif que l’on se fout de leur tête, se rabattre justement sur ce qui représenterait un danger pour la démocratie …