Un grand journal du soir encore
en « fouille m… »

Par Bernard M.
Publié le 16 février 2007 à 23:38

Financement du programme de Sarkozy : polémique à gauche

Le financement du programme de Nicolas Sarkozy a été au cœur d'une polémique vendredi, entre l'UMP qui a affiché des précisions chiffrées et le PS qui a tiré à boulets rouges sur un programme désormais très loin des "promesses" et "pas crédible", selon lui.

L'affaire est partie de la publication à la une du Monde d'un article rendant compte d'une réunion des proches de Nicolas Sarkozy en vue de réviser à la baisse le programme du candidat, pour éviter de creuser les déficits et alléger la dette publique.



La promesse phare de Nicolas Sarkozy d'une baisse des prélèvements obligatoires (impôts et charges) de 4 points de PIB (d'un coût total de 68 mds d'euros) est désormais présentée comme un "objectif", dont "22% sera réalisé dès le début de la mandature", précisent-ils.



"La réalisation dans le temps dépendra de la capacité à dégager des ressources", précise l'UMP.



De leur côté les experts indépendants de l'Institut de l'entreprise avaient évalué le coût du programme du candidat UMP - de même que celui du PS - à près de 50 milliards d'euros. Soit 10 milliards d’euros par an sur cinq, c’est-à-dire moins que le trou de sécu !



Le porte-parole du PS, Julien Dray, souligne que des mesures comme le plan Hôpital 2012, présenté par le gouvernement, d'un coût de 10 mds d'euros, et la promesse de Nicolas Sarkozy d'une hausse du budget du sport de 4 mds ne figurent pas dans le programme.



Michel Sapin, secrétaire PS à l'Economie, a relevé que "le chiffrage annoncé" par l'UMP "n'a rien à voir avec les promesses du candidat Nicolas Sarkozy".



Là, après un mois de campagne on revient déjà sur les promesses de baisses d'impôt ou de nouvelles prestations sociales comme l'allocation au premier enfant".



De son côté, François Rebsamen, directeur de campagne de Ségolène Royal, a accusé Nicolas Sarkozy d'ignorer "les contraintes économiques" en permettant des baisses d'impôts et de taxes et des augmentations des "dépenses de toutes les personnes ou groupes d'intérêt qu'il rencontre".

C’est sans doute ce qui a poussé Besson à démissionner !



Pour Arnaud Montebourg, porte-parole de la candidate, "les promesses fantaisistes et extravagantes de Nicolas Sarkozy viennent de franchir le mur du son".



Le problème, le seul, pour le porte-parole « suspendu », c’est sa candidate …