'le pays n'a pas avancé'

Par Bernard M.
Publié le 28 septembre 2006 à 22:39

Valéry Giscard d'Estaing estime qu'en 25 ans, "le pays n'a pas avancé et attribue sa défaite à la présidentielle de 1981 aux manœuvres de Chirac".

Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la République, affirme que "depuis vingt-cinq ans, il ne s'est rien passé" et qu’ "il n'y pas eu aucun grand projet" en France. Sacré pavé dans la mare pour cette interview parue jeudi 28 septembre dans les colonnes de notre confrère Le Parisien/Aujourd'hui en France.



"On vient de vivre une période durant laquelle le pays n'a pas avancé sur les grands sujets", affirme Valéry Giscard d'Estaing.



Or, aujourd'hui, notre endettement approche notre PIB (...) On a financé la politique par le déficit et l'endettement.



Valéry Giscard d'Estaing rapporte également que François Mitterrand lui a affirmé environ trois semaines avant sa mort qu'il n'aurait jamais été élu en 1981 "sans l'apport des voix de Chirac".
Valéry Giscard d'Estaing raconte en outre avoir rencontré François Mitterrand au domicile de ce dernier, le 15 décembre 1995, soit peu de temps avant sa mort, le 8 janvier 1996.



Lors de cet entretien, François Mitterrand lui confie avoir rencontré Jacques Chirac avant l'élection présidentielle de 1981.



"Chirac lui a dit qu'il fallait se débarrasser de Giscard " et François Mitterrand a dit "qu'il n'aurait jamais été élu sans l'apport des voix de Chirac".



Il avait démenti catégoriquement toute rencontre secrète avec Mitterrand", affirme également l'ancien président.



Valéry Giscard d'Estaing affirme aussi ressentir "la nostalgie d'une œuvre qui n'a pu être achevée".



L’accusation est grave, le bilan désastreux, la « mitterrandie » et la « chiraquie » renvoyées dos à dos comme systèmes népotistes et assis sur l’appauvrissement de nos compatriotes par le biais d’un endettement massif sur le dos du contribuable. A terme.



On ne peut le soupçonner ni l’accuser de mensonge. Pas davantage, si longtemps après, de rancœur.



En revanche, on ne peut que le soutenir dans cette quête de la vérité qui devrait l’inciter, par ses messages et sa sagesse, à nous montrer le chemin à suivre pour sortir de cette ornière, bien au-delà des discours populistes s’appuyant sur la rupture ou ceux plus mielleux s’arcboutant sur une nostalgie de principes et valeurs surannés.