Comment éviter une 3ème Guerre Mondiale ?
Publié le 31 juillet 2006 à 18:08
... après la catastrophe militaire du Sud-Liban, la « cata Cana »
Pilonages aériens massifs, offensive terrestre d'envergure mais apparemment inefficace, tout semble échouer pour Tsahal, l'armée israélienne, dans sa lutte contre les intégristes du Hamas, plus résistants et surtout plus « musclés » que l'on pouvait s'y attendre.
Résultat : un tollé général sur fond de crise diplomatique mondiale presque sans précédent.
Il serait temps de faire taire ces micros et caméras des opposants de toujours de l'Etat Hébreu qui ne manquent aucune occasion pour s'adonner à leur loisir favori : le lynchage médiatique assorti d'un subtil et subliminal lavage de cerveaux.
Faire croire aux citoyennes et citoyens des grandes démocraties que l'armée israélienne a lancé cette contre-offensive pour récupérer ses deux soldats emprisonnés par ses ennemis de toujours serait mensonger et réducteur.
Ne pas montrer et révéler l'extrême sophistication des missiles de cette faction libanaise armée l'est tout autant, voire même criminel.
M. Douste-Blazy, décidément meilleur médecin que ministre et surtout que diplomate, en direct de Beyrouth en ce lundi 31 juillet 2006, n'a mis dans la balance que ce virtuel équilibre d'échanges de prisonniers pour parvenir à un cesser-le-feu, omettant – à dessein ou par omission ? - d'y inclure le désarmement immédiat et sans condition du Hezbollah, conformément à une déjà ancienne résolution de l'ONU que personne ne semble capable de faire appliquer, à commencer par la FINUL en poste depuis plusieurs décennies et qui a laissé faire, tout faire, devenant ainsi le « bras armé » antisionniste des plus virulents pays du monde arabe.
M. Chirac critiqué et même désavoué par l'axe fort Londres-Washington qui par une alliance objective entre MM. Blair et Bush a préféré privilégier un plan de paix durable commençant, à l'évidence, par un cesser-le-feu immédiat au très fragile cesser-le-feu sans autre condition que proposa d'abord le Président français vite rejoint par une majorité de ses pairs de l'Union.
Le risque n'a jamais été aussi grand qu'en cette veille du 1er août, jour de la fète nationale Suisse, ce pays neutre, de voir éclater au-delà des continents ce conflit opposant musulmans au reste du monde, arabes intégristes aux lignes plus modérées largement représentées au sein des jeunes générations des Etats et royaumes concernés.
La logique occidentale et onusienne ne peut s'appliquer ni à l'Iran, ni au Liban, ni ailleurs, des pays mais surtout des nations et leurs « structures mentales » incompatibles avec les valeurs et règles du Vieux continent comme de l'Amérique du Nord; en revanche, le devoir de ne pas servir à nouveaux les mêmes plats indigestes et meurtriers qu'au siècle dernier s'impose à tous les démocrates, épris de paix et de liberté, sans que les anciens relents qui pourtant resurgissent en plus nauséabonds ne puissent en quoi que ce soit perturber cette quête de paix à laquelle tout le monde aspire.